Les promoteurs répondant aux conditions d'éligibilité fixées par
le Code d'Incitations aux Investissements peuvent obtenir un prêt
foncier pour l'acquisition d'une terre et la création d'un projet
agricole .
Cet avantage a été institué en vue de :
-
permettre aux jeunes agriculteurs et aux techniciens agricoles,
notamment les diplômés des écoles supérieures d’agriculture
d’acquérir des terrains agricoles et de promouvoir des projets
de développement.
-
rajeunir
les exploitants agricoles (la moyenne d’âge des agriculteurs
dépasse actuellement 50 ans ).
-
lutter contre le
morcellement des exploitations agricoles.
Le montant
du prêt foncier est limitée à 150 000 DT , La durée de
remboursement est de 25 ans avec 5 années de grâce et un taux
d’intérêt de 5%. L'autofinancement est de 5%.
Conditions
d’octroi du crédit foncier :
5 conditions sont
requises pour permettre aux promoteurs de bénéficier du prêt
foncier, à savoir : l’Age, l’expérience professionnelle agricole,
l’engagement d’assumer personnellement et à plein temps
la gestion du projet et la justification des droits de
propriété du vendeur et la rentabilité du projet.
* La condition de
l’âge :
Les bénéficiaires du crédit foncier ne doivent pas dépasser l’âge
de 40 ans ; toutefois les diplômés de l’enseignement où de la
formation professionnelle agricole, ainsi que les promoteurs
agricoles désirant acquérir les parts des autres héritiers
indivisaires ne sont pas soumis à cette condition.
* L’expérience
professionnelle :
Les bénéficiaires du crédit foncier doivent justifier de
l’expérience acquise dans le domaine agricole au moins pendant
cinq ans d’activité sans interruption (contrat de location d’un
terrain agricole, recrutement au sein d’une exploitation agricole)
L’expérience
pourrait être justifiée également par la présentation d’une
attestation de la part de l’Agence de Vulgarisation et de
Formation Professionnelle, où par la participation au programme de
formation professionnelle organisé par l’APIA et qui vise à réunir
les meilleures conditions de réussite pour les nouveaux promoteurs
bénéficiaires de crédits fonciers ; Le cycle de formation est de
15 semaines et comprend 4 modules à savoir :
-une formation
générale portant sur la culture de l’entreprise et les
spécificités des projets agricoles.
-une formation technique générale ou spécifique
-une formation en gestion de projets agricoles
-l’identification du projet à promouvoir, l’étude d’opportunité,
la préparation du dossier et du timing de réalisation,
-l’organisation de rencontres avec les responsables des
institutions bancaires pour examiner les possibilités de
financement des projets.
-un stage sur terrain
* Assumer
personnellement et à plein temps :
Le bénéficiaire du crédit foncier doit s’engager à assumer
personnellement et à plein temps la gestion du projet à
promouvoir sur le terrain objet du crédit.
* la
justification des droits de propriété du vendeur :
Le crédit foncier est réservé à l’acquisition des terres agricoles
disposant d’une situation foncière permettant le transfert de
propriété, selon les réglementations en vigueur, ainsi que le
nantissement au profit de la Banque Nationale Agricole.
* la rentabilité du projet :
Le terrain agricole doit disposer d’un potentiel non exploité, à
titre d’exemple, un terrain planté ne peut pas faire l’objet d’un
prêt foncier. Le terrain doit présenter toutes les
caractéristiques nécessaires pour permettre au projet agricole
d’être rentable ; l’acquisition de ce terrain ne doit pas
engendrer le morcellement de la propriété ; le prêt ne doit pas
concerner des parcelles multiples et non contigues.
Par ailleurs, il est
à rappeler que le bénéficiaire d’un prêt foncier a droit aux
incitations au titre du développement agricole, notamment le
remboursement du droit de mutation des terres agricoles destinées
à l’investissement dans un délai d’une année de la date de
déclaration de l’investissement et après justification du début de
réalisation du projet où le bénéfice de l’enregistrement au droit
fixe pour les contrats relatifs au rassemblement de la propriété
foncière dans le cadre de la restructuration agraire, ou bien les
contrats d’acquisition des terres agricoles dans le cadre de
l’extension des terres à ressources insuffisantes en vue de
constituer des unités économiquement viables