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Politique Etrangère
La Tunisie mène, avec constance, une politique d'ouverture et de modération dans ses relations internationales, fondée sur l'attachement à la Charte des Nations Unies et à la légalité internationale. Elle a ainsi ouvré inlassablement à promouvoir la paix, l'entente et la coopération dans son environnement et dans le monde.
Dans cette optique, la Tunisie a joué un rôle actif dans le processus de paix au Moyen-Orient, qu'elle a soutenu pleinement depuis la Conférence de Madrid en participant à tous les volets des négociations multilatérales et en contribuant à la réalisation des accords entre l'Autorité Palestinienne et Israël. De même qu'elle a pris d'importantes initiatives en Afrique et dans le Monde Arabe pour la prévention et la solution des conflits d'une manière pacifique, et participé à de nombreuses missions de maintien de la paix à travers le monde, conformément à la politique suivie, dans ce sens, depuis les années 1960.
Tout récemment encore, elle a dépêché des centaines de soldats de la paix au Cambodge, en Namibie, en Somalie, au Rwanda et au Burundi.
La Tunisie reste fermement attachée à l'édification maghrébine et aux objectifs de l'UMA (Union du Maghreb Arabe), qui est à la fois un choix stratégique irréversible et une ambition légitime pour les peuples maghrébins, à même de consacrer leur solidarité et leur complémentarité. Elle attache également une importance toute particulière à l'intégration économique et à la coopération entre les pays des deux rives de la Méditerranée. La tenue, à Tunis, du 1er Sommet du «Dialogue 5+5» (5-6 décembre 2003) est la consécration de l'effort constant de la Tunisie pour le rapprochement des peuples des deux rives de la Méditerranée et pour l'établisement d'une région euro-méditerranéenne intégrée.
Le Président Ben Ali n'a cessé de plaider en faveur de relations fondées sur le co-développement et l'interdépendance entre l'espace européen et la rive sud de la Méditerranée.
Le 17 juillet 1995, la Tunisie a été le premier pays du sud de la Méditerranée à signer un accord d'association avec l'Union Européenne, devant favoriser une plus grande intégration de la Tunisie dans le marché international, l'accroissement de la compétitivité de l'économie tunisienne et le renforcement de la sécurité collective. Le même mois, une conférence régionale s'est réunie dans la ville tunisienne de Tabarka pour préparer le terrain à la Conférence Euro-Méditerranéenne de Barcelone (novembre 1995).
Attachée à l'Etat de Droit et à la démocratie républicaine, la Tunisie s'est attaquée avec succès à l'extrémisme et au terrorisme, en jouant un rôle de premier plan dans la mobilisation de la communauté internationale contre ces fléaux.
La cité prestigieuse de Carthage a abrité, les 21 et 22 avril 1995, un symposium sur la pédagogie de la tolérance en Méditerranée. Les participants ont adopté, à cette occasion, un document d'importance majeure, baptisé «Charte de Carthage sur la Tolérance en Méditerranée».
La Tunisie est membre de plusieurs organisations internationales et régionales dont les Nations Unies, La Ligue des Etats Arabes, l'Union Africaine, l'Organisation de la Conférence Islamique et l'Union du Maghreb Arabe. Dans tous ces forums, la Tunisie prône le règlement pacifique des conflits, la tolérance et le dialogue.
En reconnaissance de ces efforts au service des principes des Nations Unies, la Tunisie a été élue membre du Conseil de Sécurité de l'ONU pour la période 2000- 2001.
La Tunisie a toujours prôné l'établissement, dans le monde, de relations fondées sur la coopération et la solidarité entre les nations. En 1999, le Président Ben Ali a appelé à la création d'un Fonds Mondial de Solidarité et de lutte contre la pauvreté. Cette proposition, que le Chef de l'Etat a réitérée lors du Sommet du Millénaire (New York, sept. 2000), a été adoptée à l'unanimité par l'Assemblée Générale des Nations Unies.
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