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Dossier de Presse

Démocratie, pluralisme et droits de l'homme

La trilogie «Démocratie-pluralisme-droits de l'homme» constitue un élément fondamental du projet civilisationnel de la direction réformatrice du Changement du 7-Novembre, dont les initiatives ont consacré la détermination à hisser la Tunisie au niveau des pays évolués et à jeter les bases d'une société où prévalent les valeurs de liberté et de justice et les principes de tolérance et de solidarité.

Partant de cette vision qui émane de choix nationaux enracinés dans le vécu même du peuple tunisien et dans son aspiration à un avenir meilleur, l'édification démocratique s'est fondée sur une approche spécifique caractérisée par la persévérance sur la voie de la modernisation et de la réforme, dans une démarche qui exclut l'improvisation et bannit la précipitation, et en mettant en place les mécanismes indispensables qui préparent, chaque fois, l'étape à venir, avec la participation de toutes les composantes de la société.

Le Président Zine El Abidine Ben Ali a souligné, en maintes occasions, les spécificités de l'expérience démocratique en Tunisie. Dans son discours prononcé du haut de la tribune du Sommet afro-européen sur la bonne gouvernance, la démocratie et les droits de l'homme, tenu en avril 2000, au Caire, le Chef de l'Etat a indiqué « qu'il n'existe pas de formule idéale ni de modèle démocratique préconçu qui soit valable en tout temps et en tout lieu ».

Le Chef de l'Etat a précisé, dans ce même cadre, que « la démocratie, à l'instar de toute ouvre humaine, est un processus évolutif » dont « la réussite exige que l'assise tant historique que culturelle de la société soit imprégnée de toutes les composantes de ce processus ». « Elle nécessite l'édification de ses institutions sur des bases durables, garantes de stabilité et de continuité », a conclu le Président de la République.

Tout un capital, de réformes et d'initiatives

La ferme volonté politique d'instaurer une société démocratique et pluraliste, où prévalent les valeurs de liberté et les droits de l'homme, a trouvé sa plus noble concrétisation dans le capital de réformes et d'initiatives engagées par le Président Ben Ali, durant les années du Changement, et qui ont permis de consolider et d'enrichir les fondements législatifs et institutionnels du régime républicain.

Parmi les initiatives phares, figurent la réforme fondamentale de la Constitution et les amendements successifs du Code électoral et du Code de la presse, ainsi que les textes relatifs à l'appareil judiciaire, autant de réformes et d'améliorations ayant instauré les bases légales favorisant la mutation qualitative du paysage politique national, la consécration du pluralisme et de la démocratie et l'optimisation du rôle des partis et des composantes de la société civile dans la vie politique.

L'expérience a prouvé que le pluralisme politique en Tunisie ne se limite pas à certaines échéances et compétitions électorales permettant d'accéder à des postes au sein des structures et des conseils élus, mais dépasse largement ce cadre pour s'étendre à une participation réelle et agissante de toutes les sensibilités politiques et intellectuelles et de l'ensemble des structures de la société civile, à l'élaboration des plans de développement et à la définition des grandes orientations de la politique nationale dans les divers domaines.

Interaction démocratie- développement

Parallèlement à cette démarche d'ancrage de la démocratie et du pluralisme, la Tunisie a accordé au renforcement des droits de l'homme une place de choix. Cette orientation a été réaffirmée par le Président Zine El Abidine Ben Ali qui a déclaré, dans un discours prononcé le 4 juin 1991, que les droits de l'homme et les libertés fondamentales ont été placés au premier plan des préoccupations et des objectifs de l'Etat, partant du fait qu'une société démocratique et prospère ne peut être édifiée, si l'opinion du citoyen n'a aucun poids et si ses droits et sa dignité n'ont pas droit de cité.

A ce niveau, la démarche de la Tunisie s'est fondée sur une approche globale intégrant les droits de l'homme et accordant la même importance aux droits politiques, économiques, sociaux et culturels. C'est ainsi que le Chef de l'Etat a veillé à consacrer l'étroite corrélation entre les dimensions économique et sociale du développement et à instituer un modèle de développement garantissant une répartition équitable des fruits de la croissance entre toutes les catégories sociales et toutes les régions. D'autre part, le Président de la République a réaffirmé l'interaction existant entre la démocratie et le développement, au sens large du terme, ces deux notions étant des instruments permettant d'affranchir l'individu et la communauté de tout besoin et le prélude à l'avènement d'un citoyen libre et responsable, véritable support de l'indépendance et de l'invulnérabilité de la patrie.

Le Président Zine El Abidine Ben Ali a mis en exergue cette équation dans l'un de ses discours en affirmant que la liberté, la démocratie et le pluralisme n'ont aucune valeur dans une société où les fondements humains du développement font défaut et où les citoyens souffrent de la pauvreté et de la marginalisation. De même, il ne peut y avoir de stabilité pour une société vivant dans la prospérité économique, mais privée de ses droits sociaux et politiques.

En vue de concrétiser cette équation, les efforts ont été axés, tout au long des années du Changement, sur la consolidation du système des droits de l'homme à la faveur de la promulgation de législations appropriées, de la diffusion de la culture des droits de l'homme et de la mise en place des mécanismes à même de garantir le respect et la protection de ces droits au quotidien.