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Enfance : une législations pionnières et mutation qualitative à tous les niveaux
La Tunisie a réalisé une mutation qualitative en matière de promotion des acquis et des droits de l'enfance, qui se reflète notamment à travers le passage progressif du stade de la satisfaction des besoins essentiels de l'enfant à celui de la reconnaissance et de la diffusion de la culture des droits de l'enfance.
Cette évolution a été consacrée par la promulgation de textes de lois et la mise en place de mécanismes et de programmes appropriés.
Les droits de l'enfant consistent notamment en le droit à la vie, à l'identité, à la santé, à l'enseignement, à l'éducation, aux loisirs et à la protection physique et morale.
C'est dans cet esprit que la Tunisie a adopté la convention internationale des droits de l'enfant, promulgué le Code de protection de l'enfant et créé un corps de délégués à la protection de l'enfance ainsi que la fonction de juge de la famille.
Dans le même cadre ont été mis en place le Conseil supérieur de l'enfance, l'Observatoire national d'information, de formation, de documentation et d'étude sur la protection de l'enfant et le Parlement de l'enfant. D'autre part, depuis 1995, un rapport annuel sur la situation de l'enfance en Tunisie est présenté au Conseil des ministres, durant le mois de janvier.
Par ailleurs, l'Etat a mis en ouvre des plans de soutien à sa politique dans ce domaine visant à préparer l'enfant à l'exercice de la liberté et à la responsabilité au sein d'une société civile où l'attachement aux droits va de pair avec la conscience des devoirs.
Les indicateurs relatifs aux domaines de l'éducation et de la santé attestent la réussite de la politique de la Tunisie en matière d'enfance. Le taux de scolarisation de la tranche d'âge des six ans a, en effet, atteint 99% alors que la moyenne de passage scolaire est passée à 89,3%. Quant au taux de vaccination, il est de 95%, contre 92% pour la couverture en auscultation et en suivi prénatales.
Pour sa part, l'enfance à besoins spécifiques a bénéficié d'un grand intérêt de la part du Président Zine El Abidine Ben Ali qui s'est traduit par un ensemble de législations pionnières, décrétées en vue de garantir la protection de cette catégorie sociale et son encadrement et de consolider les structures et institutions créées à son profit.
C'est également dans cette logique qu'a été promulguée la loi sur l'octroi d'un nom de famille aux enfants de père inconnu afin qu'ils bénéficient de tous les attributs identitaires, outre l'augmentation de la prime allouée aux familles d'accueil.
Le même souci explique la mise en ouvre de la stratégie nationale d'intégration des enfants porteurs d'un handicap au sein des institutions éducatives dès la prime enfance, en vue de développer leurs compétences et de les préparer convenablement à participer à la vie active.
Les statistiques indiquent que le taux de réussite scolaire des enfants des institutions de protection a dépassé, en 2003, la moyenne de 80,42%, alors que 82% des enfants délinquants ont été réintégrés au sein de leurs familles, à travers l'action du centre pilote de suivi des mineurs.
La Tunisie s'est également fixé certains objectifs à atteindre consistant notamment en l'augmentation du taux de couverture au niveau des institutions préscolaires, l'amélioration des prestations offertes à l'enfance en bas âge et la poursuite de la promotion de la qualité de l'enseignement à tous les niveaux.
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