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Economie libérale pour un développement pérenne
La Tunisie est entrée de plain-pied dans l'ère de la libéralisation économique mettant de la sorte le pays au diapason de la nouvelle donne mondiale.
Après avoir réformé et consolidé des pans entiers de son économie, ses entreprises, ses services, son administration et ses ressources humaines, elle a pu négocier commet il se doit, c'est-à-dire sans remettre en cause ses équilibres socioéconomiques, ce changement de cap engageant son économie sur la voie du développement pérenne.
Les réformes de fond engagées à l'initiative du Président Zine El Abidine Ben Ali visaient à rompre avec l'ancienne approche bureaucratique du développement et à asseoir les bases d'une économie solide, diversifiée et compétitive capable à la fois de s'adapter à un nouvel environnement international en mutation continue et de répondre aux aspirations légitimes du peuple tunisien à la dignité et au progrès.
Elles ont porté essentiellement sur l'élimination des distorsions entravant la libéralisation des initiatives qui ont concerné tour à tour les prix, le commerce, la fiscalité d'incitation à l'investissement, le secteur bancaire, le marché boursier et des capitaux auxquels il faut ajouter la restructuration des entreprises publiques et l'engagement d'un important programme de privatisation et de réforme administrative.
Parallèlement, un intérêt particulier a été accordé à la question de la promotion des ressources humaines à travers la réforme du système éducatif et celui de la formation professionnelle, contribuant ainsi à réunir les conditions de réussite du programme de mise à niveau intégrale puis du programme de modernisation industrielle, d'améliorer la productivité et de faire face à la concurrence extérieure dans les meilleures conditions possibles.
L'objectif poursuivi était de parvenir sur le long terme à une intégration réussie à l'économie mondiale et d'assurer une croissance économique soutenue à même de réduire de façon significative le taux de chômage, d'améliorer le revenu par tête d'habitant et de permettre au pays de rejoindra à terme le concert des nations industrialisées. Grâce à la stabilité politique, au climat de confiance qui prévaut dans le pays, à la libéralisation des initiatives, la Tunisie a pu accomplir des pas sûrs et décisifs sur la voie de l'ouverture de son économie et de l'assurance du bien-être social de ses habitants.
Modernisation tous azimuts des entreprises
Pays précurseur ayant établi une zone de libre-échange avec l'Union européenne et un des membres fondateurs de l'Organisation mondiale du commerce, la Tunisie fait également preuve de dynamise dans le projet de création de la grande zone de libre-échange arabe. D'une économie attractive pour son faible coût de main-d'ouvre, la Tunisie ambitionne également de devenir un pays exportateur dynamique et compétitif, s'appuyant sur un réseau de structures d'encadrement compétent et très actif, faisant aujourd'hui l'admiration de plus d'un observateur.
Le pays a de même entamé la modernisation tous azimuts de ses entreprises, ciblant notamment des petites et moyennes unités qui constituent le cour vibrant du tissu économique et jouent un rôle important dans la création d'emplois. Les résultats atteints confirment la justesse de ces choix, en particulier la dynamique conférée à l'entreprise économique et notamment les PME avec un accroissement du chiffre d'affaires des entreprises «copilées» à un rythme annuel de 11% et une augmentation annuelle moyenne du chiffre d'affaires à l'export qui atteint environ 16%.
Le programme de modernisation industrielle (50 millions d'euros, près de 75 millions de dinars financés par l'Union européenne) est quant à lui venu compléter le programme de mise à niveau et sera réalisé entre 2003 et 2008. Il vise à accélérer le rythme de création des entreprises, diversifier la base industrielle, renforcer les investissements immatériaux par l'adoption de systèmes modernes de gestion, conforter les capacités innovatrices et l'utilisation des nouvelles technologies des communications et d'information.
Il s'agit aussi de mettre en place un système pilote d'accompagnement à l'entreprise et de promouvoir l'environnement des unités industrielles.
Internet pour promouvoir les exportations
Une politique volontariste de promotion des exportations est également menée d'autant que les secteurs exportateurs supportent une concurrence accrue qui devient encore plus vive à l'approche de rendez-vous décisifs, tels que le démantèlement des accords multifibres pour le secteur textile et l'élargissement de l'Union européenne vers les pays de l'Est, entraînant un accroissement de la concurrence pour les exportations tunisiennes et notamment pour les industries mécaniques et électriques sur le marché européen.
Dans ce contexte, de multiples incitations sont mises en place au profit des entreprises exportatrices et plus particulièrement celles actives dans les secteurs porteurs qui sont axés sur l'intelligence et l'utilisation des technologies modernes.
Ces mesures visent, essentiellement, le renforcement des interventions du Fonds de promotion des exportations relatives à la publicité et la commercialisation à travers le renforcement du fonds d'accès aux marchés d'exportation qui a contribué à l'émergence d'une nouvelle génération d'exportateurs (40% des entreprises bénéficiaires sont nouvellement exportatrices).
En outre, l'entreprise exportatrice a été encouragée à adhérer au réseau Internet pour promouvoir le commerce électronique.
En matière d'investissement extérieur, toutes les facilités sont octroyées aux entreprises étrangères pour favoriser leur implantation en Tunisie.
La participation de cet investissement étranger a été notamment perceptible en matière de privatisation.
180 entreprises privatisées et restructurées
D'importantes opérations de privatisation ont été menées avec succès ces deux dernières années, notamment dans les secteurs bancaire et des télécommunications, grâce aux investisseurs étrangers.
Depuis le démarrage du programme de privatisation et jusqu'au 31 juillet 2004, quelque 180 entreprises ont été privatisées et restructurées pour des recettes totales de 2.373 millions de dinars.
En fait, 53% des entreprises ont été totalement privatisées et 18% l'ont été partiellement. Par ailleurs, le processus de libéralisation a été renforcé par la poursuite du programme de démantèlement tarifaire pour la troisième et quatrième liste dans le cadre de l'instauration de la zone de libre-échange avec l'Union européenne. En attendant la création de la grande zone de libre-échange arabe, l'accord de libre-échange euro-arabe a été signé et stipule le démantèlement de toutes les taxes douanières sur toutes les marchandises et taxes à effet équivalent à partir du 1er janvier 2005.
S'agissant de la libéralisation des services, les négociations ont démarré dans le cadre de la Ligue arabe pour libéraliser le commerce des services. De même, les négociations seront entamées avec l'Union européenne pour entrer dans une nouvelle étape concernant la création de la zone de libre-échange dans le domaine des services.
Des négociations pour l'instauration de zones de libre-échange avec plusieurs pays tels que l'Algérie, la Mauritanie et la Turquie sont également menées en vue de développer les échanges et le partenariat économique avec ces pays.
La Tunisie entend encore poursuivre les négociations multilatérales inscrites dans le cadre de l'OMC et relatives aux produits agricoles et non agricoles, les services et la facilitation du commerce pour garantir les meilleures chances d'une intégration réussie à l'économie mondiale.
Ainsi auront été posés les jalons d'une libéralisation entière, condition sine qua non pour l'instauration d'une économie de marché porteuse de progrès et de prospérité.
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