La diplomatie tunisienne est parvenue, grâce aux choix initiés par le Président Zine El Abidine Ben Ali, à améliorer sa prestation en dépassant la conception classique des relations entre les Etats pour une approche qui accorde la priorité à la prévention des conflits et au partenariat économique, à travers la prise d'initiatives
permettant de contribuer au règlement des conflits, de combattre la pauvreté et le terrorisme et de tout mettre en oeuvre en vue de réduire le fossé numérique.
Convaincue de l'efficacité de la diplomatie préventive, la Tunisie a appelé à une réelle représentativité au sein du Conseil de sécurité et à la promotion du rôle de l'Onu dans la préservation de la sécurité et de la paix dans le monde. Elle a également oeuvré à ce que les intérêts des pays en développement soient pris en considération.
En outre, la Tunisie a appuyé la revendication des pays africains d'occuper deux sièges permanents au sein du Conseil de sécurité et à soutenu la proposition de l'octroi de deux sièges permanents à l'Allemagne et au Japon.
C'est dans ce même cadre que s'inscrivent les multiples initiatives prises par la Tunisie en vue de soutenir la paix, la sécurité et le développement dans le monde, et en particulier dans la région du Moyen-Orient et dans le continent africain. ses efforts se sont également focalisés sur la mise en oeuvre de l'initiative de paix arabe, appelant la communauté internationale à assurer la protection du peuple palestinien et à relancer les négociations en vue d'un règlement global du conflit arabo-israélien, tout en insistant sur la sauvegarde de l'unité de l'Irak, le respect de sa souveraineté et de son indépendance, à travers une implication directe des Nations Unies.
La Tunisie déploie, par ailleurs, des efforts considérables pour la dynamisation de l'Union du Maghreb Arabe en tant que choix stratégique irréversible et poursuit sa contribution à la mise en place des structures de l'Union africaine et à la consolidation de la sécurité et de la stabilité en Afrique.
C'est aussi dans le cadre de cette approche que s'inscrit l'appel du Président Ben Ali à la conclusion d'un accord de paix, de partenariat et de codéveloppement entre le Nord et le Sud ainsi que son appui à l'initiative du ''Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique'' conclu en 2001.
La Tunisie s'emploie également dans le cadre de la coopération et du partenariat méditerraneens à la recherche de solutions durables concernant la question de l'immigration pour en faire un facteur d'enrichissement culturel et de coopération économique. C'est ainsi que le Chef de l'Etat a suggéré la signature d'une charte garantissant les droits et définissant les devoirs des communautés maghrébines établies en Europe.
La Tunisie a fait de la diplomatie économique un instrument au service du développement et une démarche fondamentale dans ses relations avec les pays frères et amis. La Tunisie a, dans ce cadre, adopté une stratégie privilégiant la dimension économique et commerciale dans l'action des représentations diplomatiques tunisiennes à l'étranger.
Elle a aussi intensifié ses efforts pour instaurer la solidarité dans les relations internationales. Les différentes initiatives prises à ce niveau par la Tunisie ont trouvé un écho favorable auprès de la communauté internationale. En témoigne l'adoption, par l'Assemblée générale des Nations Unies, le 20 décembre 2002, de l'appel du Président Ben Ali en faveur de la création du Fonds international de solidarité.
Dans son discours du 29 septembre 2004, adressé à la 59ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies, le Président de la République a appelé à hater la mobilisation des ressources
financières pour permettre le démarrage de l'activité de ce fonds, tout en suggérant de proclamer la journée du 20 décembre de chaque année ''Journée mondiale de lutte contre la pauvreté''.
Le choix de la Tunisie d'abriter, en novembre 2005, la deuxième phase du Sommet mondial sur la société de l'information dont la tenue a été proposée par le Chef de l'Etat depuis 1998, constitue une reconnaissance des efforts de la Tunisie visant à réduire le fracture numérique entre les peuples.
Les résultats du Sommet arabe tenu à Tunis en 2004 ont permis à l'action arabe commune de réaliser un bond qualitatif et de s'inscrire dans le processus de modernisation et de progrès.
De plus, le Sommet 5+5 qui a groupé, à Tunis, en décembre 2003, les pays maghrébins et les pays européens de la rive occidentale de la Méditerranée, a imprimé un nouvel élan à la coopération et au partenariat solidaire entre les pays de la région.
Toutes ces performances représentent un stimulant idoine permettant à la diplomatie tunisienne de poursuivre sur cette lancée en vue de la réalisation d'acquis supplémentaires et de la diffusion des valeurs de tolérance et de solidarite entre les peuples.