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Lutte contre l'extrémisme
Pays de la diversité culturelle, la Tunisie a accueilli sur son sol plusieurs civilisations qui se sont mutuellement enrichies, donnant naissance à une société ouverte et tolérante, qui refuse le fanatisme et l'extrémisme sous toutes leurs formes.
C'est la raison pour laquelle la société tunisienne s'est massivement liguée contre les extrémistes, lorsque au milieu des années 1980, des groupuscules fanatiques prétendant défendre l'islam, ont tenté de la prendre en otage, C'est là l'une des caractéristiques majeures de la lutte contre l'extrémisme en Tunisie : elle n'est pas seulement la lutte de l'Etat, mais celle de la société tout entière qui ne se reconnaît pas dans les discours obscurantistes et les actes de violence des extrémistes prétendument islamistes.
Cette spécificité de la lutte contre l'extrémisme et son prolongement logique, le terrorisme, en recouvre une autre. Pour la Tunisie, la réussite du combat contre le fanatisme intégriste passe par l'adoption d'une stratégie globale et cohérente, agissant à la fois contre les causes du mal et ses conséquences. Il s'agit d'agir en amont, en tarissant les sources auxquelles s'abreuve l'extrémisme, à savoir essentiellement l'analphabétisme, l'inculture, la pauvreté et l'exclusion, et en aval, avec une attitude ferme face aux manifestations de l'extrémisme politico-religieux.
La Tunisie s'est ainsi attachée à lutter contre l'extrémisme et le terrorisme, sans faiblesse ni excès, en privilégiant la prévention sociale et démocratique, notamment par la mise en ouvre de politiques économiques et sociales offrant à chaque citoyen les moyens d'une vie digne et décente. L'éducation a été renforcée, de façon à former les citoyens suivant des critères rationnels et scientifiques qui les aident à réfléchir par eux-mêmes au lieu de se laisser endoctriner par le maraboutisme faussement religieux. Terrain privilégié des extrémistes au début des années 1980, l'école tunisienne est devenue à présent le lieu par excellence de l'apprentissage du savoir scientifique et des valeurs républicaines et démocratiques, aux antipodes du projet de société intégriste qui vise, sous le couvert de la religion, à remplacer la démocratie par la théocratie.
Au plan politique, le pays s'est engagé dans un processus démocratique qui offre à chacun la possibilité de participer aux affaires publiques, en adhérant au parti politique de son choix. La loi sur les partis réaffirme les principes de la liberté de création des partis et de la séparation entre le politique et le religieux, rendant illégale toute entreprise de constitution de partis sur une base religieuse.
Au plan économique et social, le gouvernement a mis en ouvre une stratégie de développement solidaire qui a permis de promouvoir le développement dans toutes les régions du pays et de lutter contre la précarité et la marginalisation. Grâce au Fonds de Solidarité Nationale (FSN), les régions les plus reculées du pays ont été intégrées et plus d'un million de personnes sont sorties de la précarité. La politique sociale du gouvernement a permis d'élargir la classe moyenne, qui regroupe les trois quarts de la population, et contribué à diminuer drastiquement la pauvreté. Avec l'éducation gratuite et obligatoire, les multiples programmes d'aides en faveur des catégories vulnérables ou à revenus modestes, la Tunisie est aujourd'hui une société moderne et équilibrée, où les femmes jouent un rôle phare, grâce à un statut avancé qui la place au premier rang des nations arabes.
L'islam, religion dévoyée par les extrémistes, a été réhabilité en Tunisie. La pratique religieuse est libre de toute contrainte. L'islam est vécu en Tunisie de façon sereine et évoluée, dans la pure tradition réformiste du pays, qui accorde une large part à l'Ijtihad (interprétation du texte sacré).
Convaincue de la complexité du phénomène de l'extrémisme politico-religieux et de la difficulté pour un Etat d'y faire face seul, la Tunisie a régulièrement appelé, dès le début des années 1990, à une coopération régionale et internationale accrue. Le président Ben Ali a ainsi lancé plusieurs initiatives aux planx régional et international, pour la convocation d'une Conférence internationale sur ces fléaux, pour l'adoption de codes de conduite ou de chartes en vue de contrer les phénomènes de l'extrémisme et du terrorisme.
La Tunisie s'investit également dans la lutte internationale contre la pauvreté ainsi que dans la résolution pacifique des différends, notamment ceux du Moyen-Orient qui constituent des terrains fertiles pour l'extrémisme dit islamiste. Elle a ainsi amené la communauté internationale à créer un Fonds mondial de solidarité pour lutter contre la pauvreté et les inégalités de développement sur la planète. Elle continue aussi d'apporter son soutien à toutes les initiatives de règlement pacifique et équitable des conflits au Moyen- Orient, notamment du conflit israélo-palestinien dont le pourrissement alimente le fanatisme et le terrorisme international.
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