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Dossier de Presse

Réforme de l'Education

Construire la société du savoir constitue pour le gouvernement tunisien une priorité qui découle de sa vision de l'avenir bâtie sur l'ouverture, la maîtrise technologique et le dialogue des civilisations.

Généralisé dès l'indépendance, l'enseignement gratuit et obligatoire a permis à la Tunisie de disposer de ressources humaines de qualité qui ont conçu et conduit avec succès les actions de développement.

Ayant fait de l'éducation le pivot de son projet de société, le Président Ben Ali a initié une série de réformes pour accroître les performances et le rendement du système éducatif. L'importante réforme de 1991 avait déjà tracé les sillons de l'école tunisienne : une école gratuite et accessible à tous, ouverte sur son environnement et respectueuse de l'identité tunisienne. Après une décennie de mise en ouvre, cette réforme a fait l'objet d'une évaluation nationale qui a conduit à une nouvelle loi sur l'éducation et l'orientation scolaire, en juillet 2002.

L'école tunisienne favorise la pérennisation de l'esprit de modération et de l'interculturalité de la société, notamment par l'étude comparée des civilisations humaines et l'apprentissage obligatoire d'une langue étrangère au moins. Tout au long de sa scolarité répartie en trois cycles (enseignement de base d'une durée de neuf ans, conduisant au cycle secondaire long de quatre ans et sanctionné par le baccalauréat, passeport pour l'enseignement supérieur), l'élève tunisien « apprend à apprendre, à agir, à être et à vivre avec les autres ».

A huit ans à peine, l'écolier tunisien a déjà reçu des notions d'instruction civique. Une chaire de dialogue des civilisations fonctionne à l'université. Le contenu des programmes d'enseignement est régulièrement revu, de même que les méthodes d'enseignement sont constamment rénovées, de façon à coller, au plus près, aux exigences de l'esprit scientifique et de l'ouverture sur l'extérieur. L'école tunisienne intègre l'individu dans sa société arabo-musulmane tout en lui ouvrant de larges horizons.

L'investissement massif dans l'éducation a fait de la Tunisie un pays producteur et exportateur de compétences. Aujourd'hui, un Tunisien sur quatre est à l'école, le taux de scolarisation des filles et des garçons de six ans est proche de 100% ; plus de 30% des jeunes de la tranche d'âge 20-24 ans fréquentent les six universités et la centaine d'établissements d'enseignement supérieur disséminés dans toutes les régions du pays. Les filières scientifiques et technologiques sont de plus en plus sollicitées, le taux de diplômes en ingénierie informatique est proche des standards européens, soit 6 étudiants pour mille habitants et 8,1% des étudiants suivent la filière des technologies de la communication, un secteur fortement soutenu par les pouvoirs publics, qui connaît une croissance de 21% en moyenne, annuellement.

La Tunisie a résolument pris le cap de la société du savoir, stade avancé de la société de l'information. Le pays a massivement investi dans l'infrastructure technique nécessaire à l'émergence des nouvelles technologies de la communication et de l'information, mais aussi dans la formation des compétences. Le premier pôle technologique du pays, celui de l'Ariana à Tunis, est cité parmi les cinquante meilleurs parcs du monde. Le site abrite deux écoles supérieures qui forment 1.500 ingénieurs par an jusqu'au doctorat, une trentaine de centres de recherche et de développement où l'on retrouve les majors européens, américains et asiatiques de l'informatique et de l'Internet, des start-ups tunisiennes devenues exportatrices de logiciels et progiciels vers les marchés occidentaux, arabes et africains.