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Dossier de Presse

Statut de la Femme

Le statut privilégié dont bénéficie la femme tunisienne résulte d'un choix de société opéré, dès 1956, avec l'adoption d'un Code du statut personnel (Code de la famille) révolutionnaire dans la région. Le texte abolissait la polygamie et la répudiation, et instituait le divorce judiciaire. Dans la société, la femme tunisienne se voyait reconnaître le droit de gérer librement sa vie sexuelle et ses maternités- avec la généralisation des méthodes contraceptives et le recours à l'avortement en cas de besoin- , le droit de vote, le droit à l'éducation, au travail, etc.

Ces acquis ont été consolidés et accrus par le Président Ben Ali qui a fait de la promotion de la femme un des enjeux de son projet de société basé sur l'inclusion et la non-discrimination. De nombreuses mesures ont ainsi été prises pour garantir l'égalité en droits des citoyens des deux sexes et assurer l'équilibre de la famille, cellule de base de la société.

A partir de 1993, des améliorations ont été apportées au code de 1956, qui ont introduit, entre autres, le principe du partenariat et de la co-responsabilité familiale du couple. La relation égalitaire instaurée par le Code de la famille s'est étendue à tous les domaines de la vie sociale.

Ainsi, la femme tunisienne bénéficie, dans la vie courante, des mêmes droits que l'homme. Les indicateurs sont éloquents : le taux de scolarisation des filles de 6 ans est identique à celui des garçons (99%). Dans l'enseignement secondaire, on recense plus de filles que de garçons ( 52%). Il en est de même dans le supérieur où 55% de la population estudiantine sont des filles.

Dans la vie active également, les femmes s'illustrent par leur présence accrue dans tous les secteurs de la vie économique : elles constituent aujourd'hui plus du quart de la population active du pays, la moitié du corps enseignant et du corps médical et paramédical. Plus de dix mille entreprises et PME opérant dans les secteurs de l'industrie, du commerce et des services sont gérées par des femmes.

Co-partenaire dans la gestion de sa famille, partenaire de poids dans la vie économique, la femme tunisienne est aussi un interlocuteur de choix dans la sphère politique. Cinq femmes siègent au Gouvernement et on compte, aujourd'hui, 11,5% de femmes au Parlement. Au RCD, parti au pouvoir, les femmes représentent 22% des instances dirigeantes. Dans les Conseils municipaux, on dénombre plus de 20% des femmes, depuis le dernier scrutin de 2000 grâce à la loi électorale amendée qui leur garantissait un minimum de 20% des sièges. Il en sera désormais ainsi au Parlement, le Président de la République ayant annoncé, l'été dernier, des dispositions similaires pour accroître la représentativité des femmes au sein de l'instance législative.

Les effets de cette politique de promotion de la femme ont été particulièrement bénéfiques pour l'ensemble de la société. La femme est pour beaucoup dans la maîtrise par la Tunisie de sa croissance démographique, nettement inférieure à sa croissance économique. Epanouie dans son travail, elle joue un rôle vital dans l'équilibre budgétaire des familles et dans la modernisation de celles-ci, ce qui se traduit par une meilleure prise en charge des enfants.

La famille tunisienne est ainsi devenue, au fil des ans, un lieu privilégié d'expérimentation du dialogue social et un moteur de la cohésion de la société.