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Dossier de Presse

Société de l'Information

La Tunisie accueillera, en novembre 2005, la deuxième phase du premier Sommet mondial sur la société de l'information dont le processus avait été lancé à Genève, en décembre 2003, sous les auspices des Nations Unies qui concrétisaient ainsi l'appel à l'organisation d'un Sommet, lancé par la Tunisie lors de la Conférence plénipotentiaire de l'Union Internationale des Télécommunications à Minneapolis (USA), en 1998.

Pour la Tunisie et l'ensemble des pays en développement comme pour les pays industrialisés, il s'agit d'un événement de la plus haute importance. Confrontés les uns et les autres, quoique à des degrés divers, aux défis de la révolution numérique, ils ont ressenti l'urgence d'élaborer une vision commune de la société de l'information de demain.

Le choix porté sur la Tunisie pour accueillir cette manifestation internationale d'un nouveau type, mettant en ouvre de nouvelles formes de partenariat entre les gouvernements, la société civile et le secteur privé, n'est ni fortuit ni surprenant.

La Tunisie est entrée de plain-pied dans la société de l'information depuis la seconde moitié des années 1990, grâce à la justesse des choix technologiques opérés par le Président Zine El Abidine Ben Ali et aux plans d'action élaborés par le Gouvernement qui ont constitué autant d'atouts pour réussir.

L'accès à l'Internet est libre en Tunisie et, très largement, aujourd'hui, les Tunisiens se connectent. Le nombre de foyers équipés d'ordinateurs est en constante augmentation, et l'ambition du Gouvernement est d'atteindre un ratio d'un ordinateur connecté par famille. Les entreprises ne sont pas en reste. Elles sont de plus en plus nombreuses sur le réseau Internet et la nouvelle économie connaît un essor continu.

Ayant ainsi pris conscience, assez tôt, de l'importance des nouvelles technologies de la communication et de l'information, en tant que leviers essentiels pour la réalisation d'un développement juste, intégral et durable, et soucieuse d'en tirer parti au maximum, la Tunisie s'est employée à mettre en oeuvre une politique efficiente et non discriminatoire dans le but de renforcer les capacités nationales en matière d'infrastructures, d'institutions et de ressources humaines.

La meilleure illustration de l'impact de ce choix stratégique sur l'évolution des réalités numériques en Tunisie est la généralisation de l'utilisation de l'Internet dans le but de diffuser les nouvelles technologies de l'information et de la communication parmi les couches les plus larges de la société, grâce à une série d'initiatives motivantes et de projets pilotes dont :

- le lancement du programme de l'ordinateur familial qui vise à doter chaque foyer d'un ordinateur à des tarifs réduits;

- la connexion au réseau Internet de toutes les bibliothèques, des établissements universitaires, des centres de recherche, des lycées et des écoles;

- le développement des «entreprises et administrations sans papier»;

- la mise en place d'une plate-forme de paiement sécurisé, par l'utilisation de cartes électroniques e-dinar et la création de 2 portails sectoriels au profit des opérateurs économiques;

- la télé-compensation entre les différentes banques;

- l'école à distance et les classes virtuelles, dans le cadre d'un vaste et ambitieux programme de réforme de l'éducation.

Il va sans dire que ces choix stratégiques et ces projets n'auraient pu se concrétiser sans une infrastructure de communication fiable et en constante évolution, une politique conséquente de recherche-développement, un effort soutenu pour le développement des ressources humaines et un cadre juridique et réglementaire moderne et évolutif, capable de s'adapter aux mutations rapides que connaissent les TIC en Tunisie et dans le monde.

Sur le plan des infrastructures, la Tunisie a mis en place :

- un réseau fixe de télécommunications dont la numérisation totale a été achevée en 1999, avec une densité téléphonique de 25%, taux devant passer à 30% en 2006;

- un service GSM assuré actuellement par deux opérateurs et offrant plus d'un million et demi de lignes en régimes prépayé et post-payé;

- un réseau Internet avec des connexions dont le pourcentage passera de 2,4% en 2002 à 10% en 2006.

Le nombre des internautes est estimé à 570.000 actuellement, ce qui situe la Tunisie dans le peloton de tête des pays d'Afrique et du monde arabe. Ce nombre devrait atteindre 3 millions en 2006.

Le pourcentage des foyers équipés de PC, qui était de 4,5% en 2002, atteindra 10% en 2006.

Une société de l'information ne saurait prospérer sans un effort continu en matière de développement des ressources humaines, de formation, une recherche liée à la production et un espace approprié d'enseignement, de recherche et de production.

Grâce à des institutions universitaires nationales de haut niveau, telles que l'Ecole Supérieure des Télécommunications et l'Institut Supérieur des Etudes Technologiques en Communication, et avec l'apport des compétences nationales, la Tunisie a réussi à répondre aux besoins du secteur de l'info - communication en ingénieurs et en techniciens supérieurs, ainsi qu'en matière de formation continue et de recyclage. Le pays forme un millier d'ingénieurs par an qui disposent, avec les parcs technologiques existants, d'espaces appropriés pour créer des start-up. La Tunisie est devenue le premier exportateur de soft d'Afrique et du monde arabe.

La Cité technologique des Communications, située dans la proche banlieue de Tunis, est emblématique de cette politique tunisienne de développement de la société de l'information. Là se développent, en symbiose, l'enseignement, la recherche, la formation et l'industrie, dans un environnement d'innovation favorisant l'intelligence créative et la haute technologie.