Données de base
Les Tunisiens seront appelés à participer, le 24 octobre 2004, à des élections présidentielle et législatives au cours desquelles ils auront à choisir leur président de la République et leurs représentants au Parlement.
Election présidentielle :
Le conseil constitutionnel a annoncé la validité des dossiers de quatre (4) candidats à l'élection présidentielle :
Le président Zine El Abidine Ben Ali, président de la République Tunisienne ;
M.Mohamed Bouchiha, secrétaire général du Parti de l'Unité Populaire ;
M.Mounir El Béji, président du Parti Social Libéral ;
M.Mohamed Ali Halouani, membre du Bureau politique du Mouvement Ettajdid .
Conditions de candidature à la présidence de la République :
Le candidat à la présidence de la République doit être de nationalité tunisienne, ne pas porter d'autre nationalité et être né de père et mère et de grands-pères paternel et maternel tunisiens, demeurés tous de nationalité tunisienne sans discontinuité ( article 40 de la Constitution).
Le candidat doit être, le jour de dépôt de sa candidature, âgé de 40 ans au moins et de 75 ans au plus (article 40 de la Constitution).
Le candidat doit jouir de tous ses droits civils et politiques ( article 40 de la Constitution) .
Le candidat doit être de religion musulmane ( article 40 de la Constitution).
Tout candidat doit verser un cautionnement de 5.000 dinars qui lui sera remboursé s'il obtient 3%, au moins, des suffrages exprimés (article 66 du Code électoral).
Elections législatives :

Les élections législatives se dérouleront avec la participation de près d'un millier de candidats représentant sept (7) partis politiques (le Rassemblement Constitutionnel Démocratique (152) , le Mouvement des Démocrates Socialiste (152), l'Union Démocratique Unioniste (132), le Mouvement Ettajdid (129), le Parti de l'Unité Populaire (152), le Parti Social Libéral (134) et le Parti Démocratique Progressiste (89) ), en plus des listes indépendantes (39).
Les listes des candidats aux législatives se disputeront 189 sièges parlementaires, dont 37 réservés aux listes n'ayant pas obtenu la majorité (cette formule garantit un minimum de sièges aux candidats de l'opposition qui ont obtenu, sur cette base, au cours des élections de 1999 , 34 sièges sur un total de 182, contre 19 sièges sur un total de 163 en 1994).
La femme est représentée par 25% des candidats du RCD (parti de la majorité au Parlement) aux élections législatives.
Pour la première fois dans l'histoire de la Tunisie indépendante, les listes du RCD ne comportent aucun membre du gouvernement.
Déroulement de l'opération électorale :
Pour la première fois, un observatoire national des élections a été créé pour contrôler le déroulement des élections. Cet observatoire groupe un aréopage de personnalités connues pour leur indépendance.
Pour la première fois également, le Conseil Constitutionnel exerce ses fonctions concernant l'approbation de la validité des dossiers des candidats à la présidence de la République et des résultats des élections.
Des observateurs étrangers assisteront aux élections et suivront de près le déroulement de l'opération électorale.
Les réformes introduites sur la loi électorale en 2002 ( ?) sont venues garantir la transparence de l'opération de vote et rendre plus aisé l'enregistrement des électeurs . Ainsi, depuis l'entrée en vigueur de ces réformes, 1,3 million d'électeurs supplémentaires ont pu être enregistrés.
Sur une population totale d'environ 10 millions d'habitants, le nombre des électeurs et des électrices s'élève à près de 4,7 millions.
Aux termes de la loi, chaque candidat à la présidence de la République bénéficie d'une prime, au titre d'aide au financement de la campagne électorale. De même, chaque liste de candidats à la Chambre des Députés (parlement) bénéficie d'une prime, au titre d'aide au financement de la campagne.
Les candidats aux élections disposent d'un temps d'antenne égal pour s'adresser aux électeurs à travers la radio et la télévision nationales, au cours de la campagne électorale (10-22 octobre).
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