Le ministre a souligné, à cette occasion, l'importance de cette échéance politique majeure dans la marche du pays, relevant qu'il s'agit des premières élections dans le cadre de la république de demain, dont les bases ont été jetées par la réforme fondamentale de la Constitution, et que cette échéance constitue une occasion appropriée pour concrétiser la volonté politique qui anime le Président Ben Ali d'aller de l'avant sur la voie de la consécration de la souveraineté du peuple.
M. M'henni a, dans ce contexte, mis l'accent sur la loi de 2003 portant amendement du Code électoral, qui a fourni de nombreuses garanties aux électeurs et aux candidats, en particulier l'adoption du système de révision permanente des listes électorales qui a permis l'inscription de plus de 1 million 300 mille nouveaux électeurs.
Il a ajouté que le nombre total s'est élevé, grâce à cette disposition, à 4 millions 620 mille 371 électeurs et électrices, ce qui représente plus de 80% du corps électoral, qui n'a pas dépassé les 59,2% en 1999.
Le ministre de l'Intérieur et du développement local a passé en revue les nombreuses dispositions du nouveau Code électoral qui sont de nature à contribuer à la réunion des conditions et garanties permettant le déroulement des élections dans un climat de transparence, de sincérité et de neutralité de l'administration.
Après avoir rappelé les efforts déployés par les services du ministère en vue de mettre en oeuvre ces nouvelles dispositions, ainsi que les sessions de formation et de sensibilisation, organisees à cet effet, M. M'henni a évoqué la disposition portant réduction du nombre des bureaux de vote de façon à ce que le nombre des électeurs dans chaque bureau ne soit pas inférieur à 450 électeurs pour les municipalités dans lesquelles le nombre des électeurs est égal ou supérieur à 7 mille électeurs.
Il a aussi souligne l'importance de la décision d'entamer la distribution des cartes d'électeurs, cinq mois avant l'échéance des élections, ce qui a permis de faire parvenir les cartes aux électeurs dans les délais.
M. M'henni a également rappelé que le ministère avait entamé, dès le 26 août, date d'ouverture de la candidature aux élections, l'envoi du reste des cartes non distribuées à leurs titulaires par voie postale recommandée.
Le ministre a relevé que les cartes non distribuées restent à la disposition de leurs titulaires et peuvent être retirées par ces derniers le jour du scrutin auprès des commissions mises en place à cet effet, au siège des municipalités et des délégations, et ce jusqu'au jour du scrutin, conformément aux dispositions du Code électoral.
M. Hédi M'henni a évoqué le rôle dévolu aux observateurs des listes candidates dans le suivi de l'ensemble des étapes de l'opération électorale dans les bureaux de vote et la possibilité qui leur est accordée de consigner leurs observations dans le procès verbal.
Il a ajouté que, conformément aux dispositions du Code électoral, il est interdit aux membres des bureaux de vote de porter des insignes indiquant leur appartenance politique. De même, tout électeur doit produire sa carte électorale et une pièce justificative de son identité, prendre tous les bulletins de vote et se rendre dans l'isoloir.
Le ministre a indiqué dans ce cadre que l'ensemble des procédures de l'opération électorale ont été réunies dans le guide du bureau de vote sous forme de manuels et de cd-roms distribués à l'ensemble des structures concernées.
M. M'henni a ajouté que ces mesures ont été confortées par l'élargissement de la compétence du Conseil constitutionnel en lui permettant de statuer sur les contentieux électoraux ainsi que par la décision du Chef de l'Etat de créer l'Observatoire national des élections et d'offrir la possibilité aux observateurs, aux hôtes des pays frères et amis ainsi qu'aux médias nationaux et internationaux de suivre cet événement national.
Sur un autre plan, le ministre a rappelé que le Conseil constitutionnel avait validé la candidature du Président Ben Ali à l'élection présidentielle ainsi que les candidatures de MM. Mohamed Halouani, Mohamed Bouchiha et Mounir Béji.
Concernant les élections législatives, le ministre de l'Intérieur a indiqué que les déclarations de candidatures sont au nombre de 192 et concernent les listes des partis politiques et des listes indépendantes. Il a précisé que le nombre de récépissés définitifs délivrés s'élève à 168, et que 24 listes n'ont pas reçu le récépissédéfinitif parcequ'elles n'ont pas rempli les conditions légales requises.
Il est à noter que les récépissés définitifs ont été délivrés à 26 listes du Rassemblement constitutionnel démocratique (Rcd), 26 listes du Mouvement des démocrates socialistes (Mds), 26 listes du Parti de l'union populaire (Pup), 23 listes du Parti social libéral (Psl), 23 listes de l'Union démocratique unioniste (Udu), 21 listes du Mouvement Ettejdid, 16 listes du Parti démocratique progressiste (Pdp) ainsi qu'à 7 listes indépendantes.
En réponse aux questions des journalistes qui se sont articulées, notamment, autour des bureaux de vote, de la remise des récépissés définitifs aux partis et aux candidats en lice, du suivi du déroulement des élections par les observateurs, du taux des personnes ayant obtenu la carte d'électeur par rapport à l'ensemble du corps électoral et du financement de la campagne électorale, M. Hédi M'henni a souligné que la transparence est la règle et que le respect de la Constitution et l'application de la loi sont la référence de base dans les différentes étapes de cette importante échéance politique.
S'agissant de la procédure relative à la réduction du nombre des bureaux de vote, le ministre de l'Intérieur et du développement local a fait remarquer que le nombre de ces bureaux s'élève actuellement à 12.903 contre 15.340 bureaux en 1999, ce qui est de nature à faciliter la tâche des différents partis et listes lors de la répartition de leurs observateurs sur les différents bureaux de vote.
Concernant le financement de la campagne électorale, le ministre a souligné qu'une subvention est versée à toutes les listes ayant obtenu le récépissé définitif, selon le taux d'électeurs dans la circonscrition concernée. Cette subvention est également versée,d'une manière équitable, à tous les candidants à l'élection présidentielle, précisant, à cet égard, que la moitié de la subvention est versée avant les élections, et l'autre moitié après.