Meeting électoral de M. Mounir Béji
(17/10/2004)--Atmosphère des grands jours chez les militants du Parti social libéral, à l'occasion du meeting électoral de M. Mounir Béji, candidat à la présidence de la République.
Ponctuel, le président du PSL était là, à 14h00 tapantes, saluant ses supporters dans le hall de l'Oriental Palace.
M. Béji, assis, a lu, presque au mot près un discours écrit, largement distribué dans la salle. Quatre pages et demie pleines qui ont situé l'homme politique et décrit sa trajectoire militante débutée jeune, lorsqu'il fonda le cercle de la jeunesse keffoise puis le comité régional des étudiants du Kef, avant de gravir les échelons au sein de l'Union générale des étudiants de Tunisie jusqu'au bureau exécutif. Auparavant, le candidat s'est appliqué à rapporter les hauts faits militants de son père, traîné de prison en prison par le colonialisme, et qui finira maire du Kef et député après l'indépendance.
Le message de M. Mounir Béji est clair. C'est un libéral de toujours et un démocrate confirmé qui a participé à la fondation de la Ligue tunisienne des droits de l'homme et en a assumé la vice-présidence. De même qu'il a été président de l'Association des jeunes avocats.
M. Béji est connu comme le fondateur du Parti social libéral et son président depuis sa constitution en 1988, soit, comme il a tenu lui-même à le préciser dans son discours, après le Changement. Il s'est politiquement défini comme un défenseur de l'identité arabo-islamique et des droits acquis de la femme. Il s'est dit respectueux de la loi, attaché à la modernité et soucieux de voir libéraliser l'économie à l'exception des services publics et des secteurs stratégiques. Il a plaidé en faveur d'un revenu fixe pour toute famille tunisienne et de la garantie de la couverture sanitaire et sociale pour tous les citoyens.
Se déclarant favorable à la construction du Maghreb Arabe, comme étape d'une unification du monde arabe sur la base de l'indépendance et de la démocratie, le candidat à la présidentielle a relaté ses positions en matière de politique internationale.
L'orateur a rappelé à l'assistance qu'il est actuellement député de la nation, indiquant qu'il ne cherche pas des responsabilités au sein de l'Etat, mais aspire seulement à «poursuivre la lutte pour une démocratie pluraliste effective en Tunisie», en sa qualité «d'opposant démocrate, patriote, modéré, appliquant et respectant la loi».
Quoi de plus naturel chez un homme de loi qui - il a tenu à l'indiquer - a obtenu le doctorat. Et un avocat «exerçant depuis 31 ans sans perdre le moindre procès», comme il l'a souligné dans son discours.
A noter que le PSL se présente dans la presque totalité des circonscriptions électorales du pays, soit 23 sur les 26, avec pour couleur l'orange. Et le dernier mot du discours de M. Béji a été l'appel à voter pour les listes orange.
La Presse du 17/10/2004