Les Tunisiens commencent à voter


Les candidats et les médias

 Nouvelles des élections :

 

Le président du Mouvement chrétien pour la 5ème république (France)
" Le scrutin s'est déroulé dans un esprit démocratique et en toute légalité sans heurts ni violence''

(26/10/2004)--''Je dois dire et affirmer avec force et conviction dans la sérénité de ma conscience, que même si les moyens des uns et des autres n'ont pas la même puissance, le droit et la procédure, dans la forme comme dans le fond, n'ont pas été transgressés pour ce qui concerne le déroulement du vote et ce, même dans les contrées éloignés des centres de décision.

La volonté de faire participer la population et toutes les couches sociales m'est apparue bien réelle, le code électoral donne la possibilité pour tous de s'inscrire sur les listes électorales, quasiment jusqu'au dernier moment. La grande diversité des électeurs de tous âges et de tous sexes en porte témoignage. Je dois dire, tel que je l'ai observé, le scrutin s'est déroulé dans un esprit démocratique et en toute légalité sans heurts ni violence''.

Telle est la principale conclusion du témoignage apporté par M. Michel Grimard, président gaulliste du Mouvement chrétien pour la 5ème république, sur le déroulement des élections présidentielle et législatives du 24 octobre 2004 en Tunisie.

Présent en Tunisie en tant qu'observateur du déroulement du scrutin présidentiel et législatif du 24 octobre 2004, M. Grimard a indiqué avoir visité, au cours de son périple, plusieurs bureaux de vote situes à Tunis et au Nord-Ouest du pays dans les gouvernorats de Beja et de Jendouba.

''Je me suis rendu, a-t-il dit, dans une région difficile d'accès à cause du relief mais qui est l'expression de la Tunisie profonde.''

''J'ai pu choisir librement les bureaux que j'ai souhaité visiter y compris dans des bourgs situés sur ma route, sans subir la moindre pression de qui que ce soit'', ajoutant : ''Tous les bureaux que j'ai visité sont constitués d'un minimum de 3 personnes assises et d'autant de personnes en qualité de superviseurs, qui s'assurent du bon déroulement de la procédure de vote. La procédure consiste à présenter la carte d'électeur et la carte d'identité, la vérification
du nom sur la liste électorale, le passage à l'isoloir (présent dans tous les bureaux de vote), la prise de tous les bulletins sans exception, la signature du registre après le passage à l'urne et enfin l'estampillage de la carte d'électeur.

Force est de constater que les bulletins des quatre candidats à la présidence de la république et les six listes pour les législatives étaient toutes rangées de la même manière et au même niveau, côte à côte, les urnes au nombre de deux, sont toutes verrouillées''.

M. Grimard retient un fait : ''Me trouvant dans le dernier bureau visité dans une petite localité rurale, peu avant la clôture du scrutin, on m'annonçait plus de 80 % de taux de participation. Après vérification des signatures apposées sur le registre, j'ai pu constater la réalité de cette affirmation''.

M. Grimard déclare par ailleurs qu'il a voulu être témoin ''d'une expérience vivifiante dans un pays qui se rénove au quotidien pour se hisser au rang des nations aspirant à la liberté et au pluralisme''.

Il souligne en conclusion : ''L'apprentissage de la démocratie n'est pas chose facile, c'est un long chemin semé d'embûches, mais tout pas vers l'éveil des consciences est un progrès inestimable.

Le déroulement de ce scrutin en est un. Il est à mes yeux,
l'orientation irréversible prise par la Tunisie moderne. Ce pays qui a toujours privilégie l'éducation ne peut faillir à sa mission, sa richesse (ses femmes et ses hommes éduqués et avertis) sauront forcement mettre leur pays plus vite que prévu dans l'orbite d'une démocratie grandissante, loin des excès et des extrémismes''.