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Plusieurs mesures ont été prises pour promouvoir le pluralisme et la démocratie en Tunisie:
1- Amendement de la Constitution (1988) : suppression de la présidence à vie et de la succession automatique à la Présidence de la République, dans le sens de la réaffirmation de la souveraineté populaire.
2- Promulgation de la loi définissant le statut juridique des partis politiques (3 mai 1988).
3- Amendement du Code électoral, à six reprises, en 1988, 1990,1993,1998, 2000 et 2003, ce qui a permis de concrétiser, pour la première fois, le pluralisme au sein de la Chambre des Députés, à la suite des élections législatives de 1994. Ce choix politique irréversible s'est consolidé par la promulgation de la loi organique n° 98-93 du 6 novembre 1998, modifiant et complétant certaines dispositions du Code électoral. Réforme qui a permis aux partis d'opposition de disposer d'environ 20% au moins du nombre total des sièges à la Chambre des Députés, suite aux élections législatives d'octobre 1999.
4- Promulgation de la loi n° 97-48 du 21 juillet 1997, relative au financement public des partis politiques, en vue de consolider leurs ressources et de garantir l'accomplissement de leur rôle politique. Cette loi vient renforcer les mesures déjà prévues par le Code électoral quant au financement de la campagne électorale des candidats à la Présidence de la République, à la Chambre des Députés et aux Conseils municipaux. Ce financement prend la forme soit d'avances, de remboursement des frais ou de prise en charge par l'Etat de l'impression des bulletins de vote (Code électoral).
5- Promulgation de la loi constitutionnelle n° 97-65 du 27 octobre 1997, portant amendement de certains articles de la Constitution et complétant certaines de ses dispositions. Les amendements portent consécration constitutionnelle des partis politiques et, par là même, du multipartisme, en définissant le rôle des partis, les conditions de leur création et les principes démocratiques devant régir leurs activités. Ils portent également sur l'élargissement du domaine du référendum, mécanisme de manifestation directe de la souveraineté populaire, sur l'abaissement de l'âge minimum de candidature à la Chambre des Députés, qui est ramené à 23 ans, et sur le droit de candidature à la Chambre des Députés de tout citoyen de mère tunisienne, ce qui consacre l'égalité entre l'homme et la femme, sachant que cette candidature était réservée, jusque-là, uniquement aux Tunisiens nés de père tunisien.
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