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 Principaux amendements
Au niveau de la Constitution :
Le Président Zine El Abidine Ben Ali signe, le 27 octobre 1997, la loi constitutionnelle
portant octroi du droit à être éligible à la Chambre des Députés à
tout électeur de père ou de mère tunisiens, sur le même pied d'égalité.
Au niveau des textes législatifs :
Amendements du Code du Statut Personnel (12 juillet 1993) :
Obligation faite aux deux époux
de "se traiter mutuellement avec bienveillance et de s'entraider dans la gestion du foyer et des affaires
des enfants", en remplacement de la disposition stipulant que "la femme doit respecter les prérogatives
du mari".
Consentement de la mère au
mariage de son enfant mineur.
* Participation de la mère à la gestion des affaires de ses enfants.
Octroi à la fille mineure mariée
du droit de conduire sa vie privée et ses affaires.
Création d'un fonds garantissant
le versement des pensions alimentaires, au profit de la femme divorcée et de ses enfants.
Ce fonds procède au paiement de la pension alimentaire ou de la rente de divorce, objet de jugements exécutoires
rendus au profit des femmes divorcées et des enfants issus de leur union avec les débiteurs, s'il
y a des difficultés d'exécution des jugements rendus en la matière.
Amendements du Code de la Nationalité, du Code Pénal et du Code du Travail
:
La mère tunisienne mariée
à un non-Tunisien peut légalement accorder sa propre nationalité à son enfant, sous
réserve, toutefois, du consentement du père.
Renforcement des sanctions encourues,
en cas de violence conjugale, en considérant les liens matrimoniaux comme des circonstances aggravantes.
Non discrimination entre l'homme et
la femme dans tous les aspects du travail.
Mesures du 5 avril 1996 :
Octroi des allocations familiales
de façon automatique à la mère qui a la garde des enfants.
Unification des critères d'octroi
des avantages, en matière de couverture sociale, entre les secteurs publics et privés, de manière
à garantir l'égalité entre les deux sexes.
Maintien du paiement des pensions
d'orphelins au bénéfice des enfants poursuivant leurs études supérieures, et ce, jusqu'à
l'âge de vingt-cinq ans.
Possibilité pour les deux époux
de contracter un prêt individuel pour l'achat du logement commun.
Mesures du 11 août 1997 :
Intensifier la protection sociale
au profit des femmes et des enfants de condition modeste et favoriser l'accès aux prestations fournies par
le Fonds de garantie de la pension alimentaire et de la rente du divorce. L'obtention de l'assistance judiciaire
sera facilitée à cet effet.
Adapter les règles relatives
à l'âge des enfants bénéficiant des prestations du fonds à celles du Code de
Statut Personnel ayant trait à ce sujet.
Apporter les précisions et
les modifications nécessaires au Code des Obligations et des Contrats afin de le mettre au diapason de la
situation et du rôle de la femme dans le domaine économique.
Promulgation de la loi instituant le régime de la communauté des biens entre les conjoints, en vue
de profiter à la famille et à sa cohésion et de consolider les liens qui unissent ses membres.
Au niveau des réformes institutionnelles :
Pour concrétiser
davantage cette politique en faveur de la femme, quatre structures ont été mises sur pied ces dernières
années : le Ministère des Affaires de la femme, de la famille, de l'enfance et des personnes âgées
; le Centre de Recherche, de Documentation et d'Information sur la Femme (CREDIF); le Conseil National de la Femme
et de la Famille consolidé sur décision présidentielle, par la création de trois commissions
chargées d'élaborer leur rapport annuel sur l'application des lois et l'égalité des
chances, sur l'image de la femme dans les médias et sur les échéances prévues aux niveaux
national et international), l'Observatoire National de la Femme et la mise en place au ministère de la Femme,
de la Famille, de l'Enfance et des Personnes âgées, d'une unité de soutien à la femme
et à la famille expatriée.
Femme et éducation
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