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Le Fonds
de Solidarité Nationale (FSN), plus connu sous l'appellation "26-26", figure parmi les programmes sociaux mis en oeuvre par
l'Etat. Créé essentiellement pour venir en aide aux zones les plus défavorisées, ce
fonds est habilité à recueillir des dons des citoyens ou des entreprises publiques ou privées.
Il accepte également des dons internationaux. En vertu de la Loi de Finances de 1996, certaines taxes sont
désormais reversées à ce fonds.
Les interventions
du FSN ont touché, durant la période 1993-2006, quelque 242.000 familles réparties entre 1800
zones d'ombre, soit plus de 1,2 million de personnes. Le coût global de ces opérations a atteint 818,538
millions de dinars.
Les principales réalisations du FSN ont porté, au cours de la période 1993-2006,
sur la construction ou l'amélioration de 64.520 logements, le bitumage de 4492Km de routes et de pistes,
la connexion de 72.500 ménages au réseau électrique, l'adduction d'eau potable à 82.400
foyers, la construction de 139 centres de santé de base et de 132 écoles. Le Fonds a aussi aidé
à la création de 61471 opportunités d'emploi au profit des citoyens de zones rurales.
L'expérience du "26-26" a été citée par les participants au Sommet de Copenhague
(mars 1995) et par des institutions internationales tel le Programme des Nations Unies pour le Développement
(PNUD), comme un modèle de développement humain réussi.
Le 20 décembre 2000, l'Assemblée générale des Nations-Unies a voté
en faveur d'une proposition du Président Ben Ali appelant à la création d'un Fonds Mondial
de Solidarité. C'est une reconnaissance de la pertinence du cheminement de la Tunisie en matière
de développement humain et qui tend à réaliser une harmonie entre croissance économique,
progrès et justice sociale.
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