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LE CHANGEMENT
Le 7 novembre 1987, l'accession de Zine El Abidine Ben Ali à la tête du pays, conformément
aux dispositions de la Constitution Tunisienne, renverse heureusement la tendance, en ouvrant une nouvelle page
dans l'histoire trois fois millénaire de la Tunisie.
Dès sa déclaration d'investiture , le deuxième Président de la République tunisienne jette les bases d'un véritable
renouveau pour la démocratie, les libertés et le respect
des droits de l'Homme.
Dans le pays, l'espoir renaît, la confiance est restaurée, et chacun se remet au
travail.
D'emblée, le nouveau régime établit des contacts avec toutes les composantes de la société
tunisienne et engage, dans une démarche consensuelle, une réforme en profondeur de la vie politique
et des institutions : cela aboutira notamment à l'élaboration d'une «loi sur les partis politiques»,
qui en libéralise les modalités de constitution et pose ainsi le premier jalon sur la voie du pluralisme.
Mais, après trente ans de monolithisme, l'ouverture ne peut être menée qu'avec beaucoup de
pragmatisme.
Cinq nouveaux partis politiques sont légalisés, ce qui porte leur nombre à huit, dont six
sont représentés à la Chambre des députés.
Dès les premiers jours du Changement, le Président Ben Ali avait annoncé l'abolition de la
présidence à vie et de la succession automatique à la tête de l'Etat, la suppression
de la Cour de sûreté de l'Etat et de la fonction de Procureur général de la République
(qui mettait en cause l'indépendance de la justice), l'alignement des conditions de la garde à vue
et de la mise en détention préventive sur les normes internationales, la libéralisation du
Code de la
Presse, l'amnistie des prisonniers politiques, etc.
Le 7 novembre 1988, une nouvelle étape est franchie avec la signature du «Pacte national», plate-forme
commune organisant les relations politiques entre tous les acteurs de la société civile, partis et
organisations socio-professionnelles. Ce pacte définit les règles du jeu démocratique et rappelle
l'attachement collectif aux valeurs fondamentales de la société et à l'intérêt
supérieur de la nation.
Forte de ces acquis, la Tunisie est entrée dans une nouvelle ère de démocratie et de libertés,
à la faveur de la réforme consitutionnelle annoncée par le Président Ben Ali le 7 novembre 2001et adoptée en 2002. Pour la
première fois de son histoire politique moderne, le peuple tunisien s'est prononcé, par référendum,
sur une révision constitutionnelle qui consacre l'inviolabilité des droits de l'Homme, accroît
les pouvoirs de contrôle d'un parlement désormais bicaméral sur le gouvernement, consolide
le pluralisme politique par l'institution du régime de la présidentielle à deux tours, et
maintient l'âge limite au-delà duquel aucune candidature aux charges suprêmes ne sera validée,
réaffirmant ainsi l'irreversibilité du rejet de la présidence à vie, et l'attachement
aux valeurs républicaines.
Liste des membres du gouvernement tunisien

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