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Depuis l'Indépendance,
la Tunisie a adopté une démarche favorisant le progrès et la modernité.
Ainsi, dès 1956, et quelques mois seulement après
l'indépendance, un Code du Statut Personnel a été promulgué, abolissant la polygamie
et établissant le principe de l'égalité entre l'homme et la femme devant la loi.
Au cours des trois premières décennies, la Tunisie
a engagé une action de développement global et planifié par la mise en place d'une infrastructure
économique et sociale et l'extension massive de l'enseignement et de la santé publique. Une impulsion
a été donnée à la croissance économique et à l'emploi.
Au milieu des années 80, l'économie tunisienne
subit les contrecoups d'un environnement international difficile. Le pays est en butte à de sérieux
problèmes liés notamment à l'état de santé du Président Bourguiba et
à la déliquescence du pouvoir.
Le 7 novembre 1987, la Tunisie entame une nouvelle ère de son histoire avec l'accession de M. Zine El Abidine Ben Ali à la présidence de la République,
dans le strict respect de la légalité républicaine et en conformité avec l'esprit et
la lettre de la Constitution.
Plusieurs réformes politiques ont été introduites pour consolider l'Etat
de droit et promouvoir le pluralisme démocratique. Le 7 novembre 2001, le Président de la République
a annoncé une réforme constitutionnelle fondamentale qui a consacré l'ancrage de la Tunisie à la démocratie moderne : le
pouvoir législatif a été renforcé par la création d'une deuxième chambre
(la Chambre des conseillers). Les droits de l'Homme et les libertés publiques, ainsi que les valeurs de
solidarité, d'entraide et de tolérance ont reçu une protection constitutionnelle, l'alternance
démocratique a été consolidée notamment à travers la pluralité de candidatures
à l'élection présidentielle et le maintien de l'option contre la présidence à
vie.
Le résultat de ces réformes, sur lesquelles le peuple tunisien a été
amené à se prononcer par référendum, a été l'émergence d'une société
politique plus évoluée assise sur des institutions stables, une économie solide et une société
équilibrée.
La réforme constitutionnelle

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