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L’artisanat

Pays de traditions et de patrimoine, la Tunisie propose un artisanat qui enchante ses visiteurs, car ils peuvent admirer ses savoir-faire dans des ateliers ouverts au public et rapporter aisément des souvenirs locaux aux accents de terroir.

Laine généreuse

Parmi les productions les plus nobles, le tapis a ses gammes de motifs, de techniques et d’origines qui déterminent des coûts très disparates. Le prix du tapis de Kairouan, aux points noués, est le plus élevé, variable en fonction de la densité des points et de la richesse des dessins. Le tapis berbère se reconnaît par sa couleur blanche et ses longs fils de laine épaisse.

Les plus abordables sont les tapis tissés : « klims », semblables à d’épaisses couvertures dont le cadre, souvent noir, accentue des dessins géométriques aux couleurs franches et « mergoums », aux motifs en losanges, non réversibles puisque les fils delaine apparaissent au verso.

Terre prodigue

La poterie est l’un des artisanats les plus répandus, avec des spécialités régionales variées. Nabeul peut être considérée comme la capitale de la poterie, où les magasins et les ateliers regorgent de céramiques émaillées aux motifs traditionnels et de créations aux lignes plus modernes. Vaisselle, luminaires ajourés et carreaux de céramique, qui se prêtent à tous les décors, créent l’embarras du choix.

La poterie brute, dont la couleur d’argile varie selon l’eau, douce ou salée, employée, a fait la réputation de Moknine au Sahel et du village de Guellala à Djerba.


Métaux ouvragés

Parmi les matériaux précieux, l’argent est le plus travaillé, pour la fabrication des bijoux ou des objets d’apparat, coffres, nécessaires de coiffure et de bain.

Le cuivre martelé, dont vous entendrez sans doute les échos du travail rythmé, fournit son éclat patiné aux plateaux, lampes, cadres de miroirs à des prix très abordables. Le métal le plus ordinaire, le fer, n’en est pas moins source de chefs d’œuvre. Les portes cloutées et grilles de fer forgé aux origines andalouses, dont on admire de sublimes exemplaires à Sidi Bou Saïd, sont largement répandues, y compris dans les habitations récentes.

Peaux et tissus utiles

Les animaux rois, moutons et chameaux, font don de toutes leurs richesses. Sacs de toutes tailles, poufs, babouches et vêtements de cuir sont présents dans tous les souks. Vous emporterez au moins un morceau de peau épaisse, tendue sur les « darbouka », sorte de tamtam disponible aussi en tous formats ! Rustiques, les peaux de mouton ou les vêtements tissés en poil de chameau sont des garanties de chaleur douce.

Comme le tannage, le tissage appartient aux traditions locales et chaque occasion est associée à une parure adaptée. Linge de hammam en coton, voile blanc ivoire, soie colorée de Mahdia, tissu à draper en tenue traditionnelle, corselets brodés, la vie quotidienne et les fêtes se couvrent de couleurs et de fils variant au gré des événements et des régions. La couverture de laine, aux teintes claires, souvent rayée, fait obligatoirement partie des trousseaux.

Eclats d’artistes

Ressource plus rare, le bois est néanmoins façonné en objets nobles. L’essence d’olivier, dense, à l’aspect lisse et à la couleur chaude striée de noir, est travaillée en plats creux, pilons et échiquiers. Le verre soufflé et coloré, en flacons délicats, témoigne aussi d’un précieux savoir-faire.

La mosaïque, héritage de la présence romaine, est devenue aussi un artisanat local. A El Jem, en particulier, de nombreux ateliers reproduisent des fresques antiques et utilisent cette technique pour réaliser frises ou carreaux muraux pour décorer les maisons modernes.